Mali:Reinsertion socioéconomique des enfants talibés : le combat d’Adama Samaké de l’Asso Alégria.

Les enfants talibés, les personnes malades et les personnes âgées constituent les couches les plus vulnérables au Mali. Leur assistance et leur prise en charge doivent être une priorité pour l’Etat. C’est pourquoi l’Association Alégria s’est lancée dans cette dynamique pour venir au secours de cette importante couche afin de contribuer à la réinsertion socio-économique et professionnelle des enfants talibés. Notre groupe de médias Mehari-Post et Mehari-consulting.com  s’est entretenu avec la Présidente de l’Association Alégria, Adama Samaké qui est une diplômé en stratégies de communication, une jeune femme âgée de 30 ans avec une expérience dans le domaine humanitaire ciblant les personnes vulnérables les plus démunis du Mali depuis quelques années. En prenant comme angle ses actions humanitaires notre média l’a rencontré pour lui poser  certaines questions relatives à son parcours, les zones d’intervention, les objectifs et ainsi que les perspectives de l’Association. 

Entretien :

Mehari :Présentez- vous à nos lecteurs.

A.S.: Je me nomme Adama Samaké, Présidente de l’Association Alégria

Mehari : Parlez nous un peu de votre Association.

A.S.: L’Association Alégria est une association humanitaire qui lutte  pour la cause des enfants défavorisés, les personnes malades, et les personnes âgées qui vivent au Mali.

Mehari : Parlez nous de ces personnes suivant leur catégories ou tendances. 

A.S.: l’Association Alégria a quelques produits. Nous avons un projet SOS enfants talibés qui vise à la reinsertion et la rehabilitation socioprofessionnelle  des enfants, c’est à dire qu’on prend les enfants qui quemandent dans la rue, pour les récupérer et les  mettre dans les centres de formation crées par notre association. On les forme et après on les reinsère également sur le plan social et professionnel. On a un projet qu’on appelle  « Operation Nièdji » qui signifie en dialecte Bambara  » les larmes  » et qui vise à essuyer les larmes de la société. On aide la population à contribuer aux couches défavorisées. S’il ya des malades, nous faisons des vidéos en lançant des appels SOS en faveur de ces personnes malades. Puis la population malienne contribue à essuyer les larmes de ces dernières.

Mehari : Parlez-nous  où et comment vous parvenez à récupérer les enfants talibés au Mali ?

Il ya des enfants qui dorment dans les grandes mosquées, et à l’autogare. Ce sont des lieux où nous les récuperons.

Mehari :  Est-ce que vous récupérez les enfants talibés dans les régions  comme les cas connus  comme ceux  des régions de Mopti et  Douentza où il y a une forte présence de ces enfants?

Actuellement nous n’intervenons pas dans ces régions à cause des moyens disponibles. Nous nous sommes limité à Bamako seulement. Dès que nous aurons des financements, nous pourrons aller vers ces zones.

Mehari : Parlant  de la reinsertion socioéconomique, que faites-vous concrètement concernant l’autonomisation de ces enfants ?

On les forme professionnellement, c’est à dire à des petits métiers, comme il n’y a pas de sot métiers. On les forme dans la plombérie, la ménuiserie métallique et en bois, la maçonnerie, le chauffeur et ainsi que tout ce qui va avec.  Après nous essayons de les reinserer professionnellement à travers leurs formations qui les permettront ainsi d’être autonomes.

Mehari : Depuis combien de temps vous faites ce travail ? Est-ce que vous avez un bilan ?

A.A: Nous faison ce travail depuis 2018. En ce qui concerne le bilan, sachons d’abord que ce n’est pas un travail du tout facile. Du début à nos jours, on a pu reinserer 40 enfants et qui ont aujourd’hui leur travail et qui ne sont plus dans la rue.

Mehari : Quelles sont vos perspectives ?

A.S: Si nous parvenons à avoir de financement, notre objectif est d’avoir zéro enfant dans la rue. Notre objectif final vise à reinserer tous les enfants de la rue  dans les écoles ou dans les centres de formation afin qu’ils parviennent à vivre comme tout le monde.

Mehari : Qui parle des enfants talibés, parle de leur quotidien, de leur prise en charge afin qu’ils soient récuperés de la rue. Car ils peuvent sémer le désordre dans le pays si leur prise en charge n’est pas assurée. En ce sens, quels sont vos projets en faveur de la consolidation de la paix ?

A.S: Nous avons le projet SOS enfants talibés qui est une grande contribution pour la mise en oeuvre de la paix et la stabilité du Mali. Il faut signaler que ce sont des enfants qui sont laissés à leur sort et pour ne pas créer des ennemis du Mali, nous devons leur prendre en charge pour faire d’eux de bons citoyens. Sinon dans le cas contraire, ces enfants peuvent prendre des armes contre leur propre pays.

Mehari : Avez-vous un dernier mot ?

A.S: Je remercie les partenaires avec qui nous travaillons dont principalement le commissariat la sécurité alimentaire où je profite pour adresser mes sincères remerciements au ministre en charge de la sécurité alimentaire,  monsieur Redouane Ag Mohamed Ali qui soutient nos actions et qui est le parrain de notre association ALÉGRIA. On remercie tous ceux qui ont contribué à ce projet. Tous ensemble pour la reinsertion socioéconomique et professionnelle des enfants talibés.

Interview réalisée par Mohamed Ag Ahmedou

Par Ailleurs l’Association Alégria à travers son projet « SOS Enfants Talibés » organise le 15 Octobre 2022 sa 3ème édition du « Gala Dîner » pour des oeuvres de bienfaisance à l’hôtel Radison Collection de Bamako.

Infoline pour les numéros à contacter (+223) 64 45 80 80/(+223) 70 50 51 51.

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