Mot du jour : Terha : aimer, vouloir

Hamada Ag ahmed

En Français il y a deux mots qui ne font qu’un chez les Kel tamachaq.

Cela veut dire que conceptuellement chez les kel tamachaq, on ne peut aimer ce qu’on ne veut pas ni vouloir ce qu’on n’aime pas.
Les jeunes qui utilisent le Français comme langue de communication ne se rendent pas compte du dégât linguistique sur la pensée et la déconstruction culturelle traduite en actes et en paroles et visible sur le net.

Emerh/Imarhan devient ainsi une définition imagée de la Toumast (identité) c’est à dire ceux qui t’aiment, te veulent dans leur vie et auxquels tu t’identifie socialement et émotionnellement.

« Tarha Timtar » disent les Kel Tamachaq pour exprimer « qu’aimer » est « preuve », donc aimer sans vouloir et vice versa n’est pas culturel chez les Kel Tamachaq.

Gardez donc votre langue pour vos échanges émotionnels afin de ne pas dénaturer vos manières de penser et réservez les langues importées pour les commerces extérieur.

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