Mali:ITW : Agé de 22 ans,  Ahmedou Ag Hadani réussi étant un entrepreneur depuis 2018.

L’entreprenariat au Mali constitue un véritable socle de développement du pays et c’est pourquoi certains jeunes se sont inscrits aujourd’hui dans cette dynamique afin de  contribuer à la croissance économique. C’est dans cette optique que le groupe de médias Mehari-post et Mehari-consulting.com s’est entretenu avec Ahmedou Ag Hadani, qui est un jeune entrepreneur originaire de Tombouctou évoluant dans le secteur de la construction, de l’hydraulique et dans l’humanitaire. Comment ce jeune qui au début vit à Fana en tant qu’une personne déplacée qui a quitté sa région de Tombouctou en 2012 à cause de l’insécurité s’est retrouvé devenu entrepreneur ? La réponse se trouve dans l’entretien ci-dessous. 

Mehari : Présentez-vous.

Ahmedou Ag Hadani: Je m’appelle Ahmedou Ag Hadani, je suis un jeune entrepreneur  âgé de 22 ans. Mon entreprise est dénommée Attama sarl et elle est basée à Bamako. Je travaille dans les régions de Ségou, de Koulikoro, de Kayes et dans bien d’autres zones.

Mehari :  Quelle est votre votre actions? Parlez à nos lecteurs de vos domaines d’interventions.

MAH: Je suis dans le domaine de la construction en bâtiment travaux publics , dans l’hydraulique ainsi que dans l’humanitaire pour la distribution gratuite de viande de moutons et de boeufs aux personnes vulnérables. Nous construisons des forages, des pompes manuelles et des  puits à grands diamètres. Nous les faisons pour les populations démunies, pour les gens qui n’ont pas de moyens généralement dans les villages où il n’ya pas d’eau. Nous les aidons à avoir de l’eau. Nous faisons ces travaux à bas prix parce que nous travaillons avec des ONGs qui nous financent et qui sont aussi financées par plusieurs partenaires dont les Emirats Arabes Unies. Nous faisons ces travaux et nous ne demandons rien aux populations.

Mehari : Qu’est ce que vous faites encore dans le social?

MAH: Nous construisons  des maisons, des salles de classes des Medersa et nous faisons aussi des dons pendant les fêtes de tabaski où nous donnons gratuitement des moutons et distribuons des viandes dans plusieurs villes.

Mehari : Qu’est ce qui vous a poussé vers l’entreprenariat vu votre âge car à 22 ans c’est rare pour un jeune de ta catégorie d’être entrepreneur?

MAH: C’est ma passion et j’aime beaucoup l’entreprenariat. C’est de ça d’ailleurs qui m’a poussé à travailler avec les ONGs humanitaires. J’aime aussi aider les personnes qui vivent dans la nécessité.

Mehari : En tant que jeune entrepreneur, que pensez-vous de la crise sécuritaire du pays ? Certains jeunes ont pris les armes et d’autres ont quitté le Mali pour aller dans d’autres pays ? Quels sont vos messagds envers les jeunes ?

MAH: Le message que j’envoie aux jeunes, surtout à ma génération, ceux qui sont au bas âge et qui ont la chance à faire avancer l’humanité. Il s’agit de travailler  et de redoubler d’efforts. On ne peut pas devenir quelqu’un sans le travail. Ce n’est pas facile lorsque le Mali est frappé par l’insécurité. Il faut que tout le monde se donne les mains, car on ne peut pas avancer sans le travail. Nous avons besoin du soutien de ceux qui sont au dessus de nous. Nous avons aussi besoin de l’Etat, surtout ses marchés dans les zones où se trouvent des personnes qui sont dans la nécessité absolue c’est à dire qui se trouvent dans des situations d’extrêmes pauvreté.

Mehari : Quand est ce que vous avez commencé l’entreprenariat ?

MAH: Je suis dans l’entreprenariat depuis 2018. J’étais volontaire avec un ami qui travaillait dans cette zone de Fana. En 2020, j’ai eu à travailler avec un entrepreneur qui poussait à suivre ses travaux.  Je me suis donné l’idée de créer ma propre entreprise et d’avancer comme les autres. Aujourd’hui Dieu merci, j’ai ma propre entreprise et je travaille. J’ai des partenaires. C’est une question de travail et du sérieux.

Mehari : De 2018 à nos jours, pouvez-vous nous dire combien de chateaux, de forages, de puits et des maisons que vous avez construit aux personnes vulnérables?

MAH: J’ai travaillé dans la zone de Fana et on a fait plus d’une centaine de puits, près d’une cinquantaine de mosquées. Nous avons construis aussi beaucoup à Ségou, à Koulikoro, et ainsi qu’à Kayes. Nous avons beaucoup travaillé.

Mehari : Quel est votre message de paix à l’endroit des jeunes comme toi?

MAH: On doit travailler pour ramener la paix dans notre pays. C’est nous qui pouvons ramener la paix et la cohésion sociale. On ne doit pas créer de différences entre les gens. Nous devons tous nous unir que nous soyions : touarègs, peulhs, Bambara, dogons… On est tous des maliens et le Mali est pour nous tous. Nous devons surtout travailler, car sans cela, nous  pouvons tomber facilement dans les vices comme : arnaque, escroquerie, vol. Bref pour moi la paix c’est d’apprendre et de donner un métier à chaque jeune.

Entretien réalisé par Mohamed Ag Ahmedou

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