Le Mali sous embargo de la CEDEAO : Le Colonel Assimi Goita est-il entré dans l’histoire ?

Le Mali traverse  ces derniers temps une  situation très tendue avec la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest et ainsi qu’avec l’ex puissance coloniale (la France). Cette crise s’explique d’une part par la pression de l’organisation sous-régionale sur le chronogramme électoral au Mali et d’autre part par la présence des forces russes décriée par la France sur le territoire national. À l’issue du double sommet de la CEDEAO et de l’UEMOA tenu le 09 janvier 2022, à Accra, dans la capitale ghanéenne, de lourdes sanctions ont été prises contre  les autorités de la transition du Mali. Au regard de la grave crise à la fois économique et diplomatique qui déclenche entre le Mali et les  pays membres de l’organisation, la seule question   est de savoir jusqu’à quand ira ce bras de fer ?
Rappelons que depuis le putsch du 18 août 2020, la CEDEAO avait entamé une médiation dans le cadre du retour à l’ordre constitutionnel, d’où à la normalité. La junte militaire avait pris l’engagement devant la communauté internationale d’organiser les élections dans les dix huit (18) mois.  

Cette organisation a convoqué un sommet extraordinaire en Décembre dernier à Accra sur la situation au Mali au cours duquel les chefs d’états de l’organisation ont pris des sanctions contre les autorités de la transition et leurs mis la pression sur le chronogramme électoral. Pendant ce temps, Bamako leur a dit que le chronogramme électoral serait assorti des Assises Nationales de la Refondation qui seraient organisées du 27 au 30 décembre 2021 et qui seraient une occasion pour les forces vives de la nation de faire un diagnostic sans complaisance sur l’état de refondation du Mali. Entre temps,  la France accusait les autorités de la transition d’avoir signé  le contrat avec la société russe Wagner (mercenaires russes) pour sécuriser le pays. Les conclusions des assises nationales de la refondation  ont  déterminé la durée de transition entre six (6) mois à cinq (5) ans.  Pour les chefs d’états de la CEDEAO, la junte militaire voulait s’éterniser au pouvoir et ont sanctionné sévèrement le Mali à l’issue du double sommet de la CEDEAO  et de l’UEMOA tenu à Accra ce 09 Janvier. Parmi les sanctions retenues contre le Mali, il s’agit entre autres : du retrait des ambassadeurs de tous les états membres de la CEDEAO au Mali; fermeture des frontières entre le mali et la CEDEAO ; suspension des transactions entre la CEDEAO (hors médicaments et produits de première nécessité) ;  gel des avoirs des avoirs maliens à la banque centrale de la BCEAO; les aides financières seront coupées. Le tout avec effet immédiat. Mais sera progressivement levé si des progrès satisfaisants sont réalisés concernant le chronogramme. Il faut aussi ajouter que la France est entrée dans ces sanctions et interdisant ses vols de fouler le sol malien.


Les décisions prises par la CEDEAO sont-elles influencées ?

Pour les autorités maliennes en riposte aux sanctions  aux sanctions des chefs d’états  de la CEDEAO celles-ci sont inhumaines et irréfléchies infligées contre le Mali. Des sanctions immédiatement entérinés par le président français Emmanuel Macron président en exercice de l’union européenne.  Une décision du président français déjà prévisible pour certains qui ont prédis la décision de finale du double sommet de la CEDEAO et UEMOA est purement et simplement instrumentalisée par la France et l’union européenne qui financent la CEDEAO et qui fabrique le Franc CFA. « Certains passages de son communiqué final du dimanche 9 janvier 2022 prouvent qu’elle est instrumentalisée par ceux qui, en huit ans, n’ont pas pu aider le Mali à se sécuriser et n’arrivent pas à digérer l’arrivée d’autres partenaires » selon un cadre malien et qui ajoute « Malgré le démenti du gouvernement de transition malien, l’Autorité reste profondément préoccupée par le rapport cohérent sur le déploiement d’agents de sécurité privée au Mali avec son impact potentiellement déstabilisateur sur la région de l’Afrique de l’Ouest.

L’Autorité note que cette situation est étroitement liée à la transition politique au point mort dans le pays », a indiqué l’organisation sous régionale dans son communiqué final. Sans preuve, comme la France, elle confirme la présence des mercenaires au Mali. Pourtant, il est connu de tous que c’est la France qui combat le Mali avec tous les moyens possibles afin d’empêcher les autorités à aller vers la diversification des partenaires. Aussi, certaines sanctions, dont la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Mali ; la suspension des transactions commerciales entre les pays de la CEDEAO et le Mali, le gel des avoirs de la République du Mali dans les banques centrales de la CEDEAO, le gel des avoirs de l’État malien et des entreprises publiques et parapubliques dans les banques commerciales des pays de la CEDEAO « ne sont fondées sur aucun texte communautaire ». « Ce qui montre qu’elle a pris ces sanctions contre le Mali pour faire plaisir ces puissances qui en veulent au Mali parce qu’il travaille à être un pays souverain. Si elle n’était pas instrumentalisée et voulait accompagner le Mali à sortir de cette crise multidimensionnelle, elle aurait dû continuer les négociations entamées par les autorités maliennes » , commente un politicien malien joint par notre rédaction. 


Le Colonel Assimi Goita est-il entré dans l’histoire?


Ce que l’on sait c’est qu’en plus d’une pluie de soutien par les plus  grands syndicats du Mali, le président Assimi fait déjà « La Une » des magazines africains comme l’homme de l’année 2021 de l’Afrique.

Les influenceurs des réseaux sociaux de certains pays africains appellent à soutenir ce nouveau dirigeant africain qui tient la tête à la CEDEAO et à  la France ainsi qu’à l’union européenne. 


Les Web TV panafricanistes comme Afrique Média diffuse des débats montrant la stratégie des nouvelles autorités maliennes qui leur mèneront vers la lumière avec le nouveau visage de l’état souverain du Mali. 


L’interview du politicien malien en occurrence Jamille Bittar membre du M5-RFP avec Christophe Boisbouvier de Radio France internationale montre à quel point les politiciens maliens ne mûrement plus les accusations à l’égard de la France qu’il indexe être une main invisible derrière la CEDEAO. 

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