Paix et cohésion sociale au Mali : certains citoyens  partagent leurs avis !

Alassane Cissé

Depuis quelques années, le Mali traverse une crise multiforme et multidimensionnelle qui a secoué tous les segments. Il s’agit entre autres: de la crise sécuritaire du pays, crise politique et économique, crise sanitaire et cela s’ajoute au conflit intercommunautaire qui sévit dans certaines parties du pays.

Aujourd’hui, la majorité de la population malienne ne prône que la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

Aïssata Maïga, commerçante

Les maliens aspirent à  la paix et la véritable réconciliation des cœurs et des esprits. C’est dans cette optique que notre service média, Mehari-consulting.com  a fait le tour de la capitale malienne pour aller à la rencontre de certains citoyens et recueillir leurs avis sur la situation.

Aïssata Maïga, commerçante :  » Notre pays a connu beaucoup de crises qui ont paralysé tous les secteurs du développement. Sur le plan du commerce, nous souffrons beaucoup et c’est un manque à gagner  économiquement.  En tant que commerçante, nous devons  œuvrer pour la paix et la cohésion sociale afin que notre cher pays retrouve sa stabilité. Nous devons nous donner nos mains pour relever les défis auxquels le Mali fait face, car sans la paix et le vivre-ensemble, nous ne pouvons en aucune manière accéder au développement » a-t- elle préconisé. Elle a profité de cette occasion pour lancer un appel à toutes les communautés du pays de se retrouver autour de l’essentiel pour construire le Mali.

Le ménuisier Alassane Kanouté et sa femme lors de son mariage civil.

Alassane Kanouté, menuisier et nouvellement  marié nous dit que  » Je pense que rien ne bougera si nous ne donnons nous pas les mains en cette période de profonde crise. Je suis venu me marier à la mairie de Dibida, sis à Bamako Coura et je suis accompagné par mes parents et mes amis. Nous célébrons mon mariage que j’ai tant souhaité. Ce pendant je saisie l’occasion pour appeler les autorités à travailler dans la paix et la cohésion sociale, qui sont facteurs d’un Mali émergent. Nous avons assisté beaucoup de souffrances durant ces dernières années et le meilleur moyen de se libérer de ces crises d’être soudé afin de retrouver un lendemain meilleur et apaisant. Chacun doit jouer son rôle à savoir : les autorités, les citoyens et même  nos partenaires ».

Fatoumata Samaké, femme entrepreneure
promotrice du magazine « Mali Muso »

Fatoumata Samaké, promotrice de magazine « Mali Musso » :  » Je crois que la crise au Mali n’a pas commencé aujourd’hui et la situation demeure toujours préoccupante. Nous avons l’impression que nous vivons dans un Mali différent. C’est pourquoi j’ai toujours insisté à ce qu’il y ait un  dialogue inter malien afin de trouver une sortie définitive de la crise. Pour moi, rien ne vaut  la paix et la cohésion sociale, et c’est à travers cette voie que nous pourrons aspirer le bonheur. L’insécurité, au-delà de son caractère terroriste et obscurantiste, le centre du pays a vécu les conflits intra et intercommunautaires qui ont  profondément porté atteinte au processus de paix au Mali, notamment les accords d’Alger. Je préconise l’engagement sans faille du gouvernement et l’implication tous les maliens dans la recherche de la paix et de la cohésion sociale au Mali « .

Mamadou Sampana, enseignant

Mamadou Sampana, enseignant : » la situation qui prévaut présentement au Mali dépasse de tout mon entendement au regard de ce qui se passe. Depuis que l’accord pour la paix et la réconciliation nationale a été signé en 2015, par les parties prenantes, le processus connaît toujours des difficultés. Je demande à tous les maliens de se donner le temps de discuter et de convenir sur  la paix et la cohésion sociale. Aujourd’hui, il est vraiment  temps que les  maliens forment un seul peuple pour faire avancer le pays sinon plus la situation devient compliquée ce sont les populations qui souffrent ».

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